Aktau, Beyneu, jusqu'à la frontière Ouzbek,

Entre attente, ligne droite et routes pourris !

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Nous voilà maintenant à Aktau au Kazakhstan, le bateau a été trop rapide ! Notre visa Ouzbek commence seulement le 12 juin, nous allons devoir patienter… Une semaine de repos forcé ! Nous avons bien cherché des choses à faire dans les alentours, mais le moindre petit truc à voir, qui plus est pas forcément intéressant, est à 300 kilomètres à la ronde… En cherchant notre hôtel pour la semaine à venir nous sommes retombé sur notre ami Quentin qui a pris le bateau avec nous. Lui aussi doit patienter, du coup nous prenons une chambre d’hôtel pour trois.

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Çela fait un mois que nous n’avons pas bu une bière, alors nous partons à la recherche d’un bar-restaurant pour passer une soirée sympa. Nous atterrissons au Bakara, tous les expatriés du coin sont ici et ce soir c’est match de foot, Real de Madrid contre Juventus de Turin. ^^ Finalement ce bar deviendra notre QG pour toute la semaine ! Aktau est une petite ville portuaire à l’ambiance très soviétique, les bâtiments sont carrés et tous numérotés, on trouve pleins de monument à la mémoire d’anciens combattants.

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Les jours se suivent et se ressemblent, nous errons littéralement, un coup sur le front de mer, un coup en ville… Nous regardons les serpents d’eau manger les poissons.

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Nous essayons plein de restos différents, nous dormons beaucoup et nous faisons lavage de fringues sur lavage de fringues… Nous en profitons aussi pour faire un petit graissage de chaine, gonflage de pneu et remettre à jour le site internet que nous n’avons pas pu toucher en Iran car il était bloqué… Mine de rien le temps passe petit à petit.

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En milieu de semaine, nous avons le plaisir de boire un coup avec Marie-Hélène et Jo qui eux aussi on prit le bateau car leur visa Turkmène avait été refusé. Comme Thierry Floreck, nous avions vu ce couple une première fois en France au Travel Event d’Orange. Ils n’en sont pas à leur premier voyage et c’est un plaisir de discuter avec eux ! Contrairement à nous, ils reprennent la route dès le lendemain pour l’Ouzbékistan. C’est marrant depuis le début de notre voyage on voit tout le monde nous passer devant ! ^^ 

Finalement le jour du départ arrive, nous reprenons la route en direction de Beyneu presque 500 kilomètres plus loin. C’est le désert, il n’y a absolument rien à part des chameaux et de la steppe, la route est droite et paraît interminable ! Il est impossible de voir l’horizon…

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Après une bonne centaine de kilomètres nous croisons un Allemand prénommé Ben, nous décidons de parcourir le reste du chemin ensemble histoire de se tenir compagnie. Sur la route nous cherchons à mettre de l’essence mais les stations par ici sont presque inexistantes, notre ami Ben est en réserve depuis un petit bout de temps… Heureusement nous avons rempli nos jerricans ce matin en partant d’Aktau, nous lui proposons de lui donner quelques litres d’essence. Malgré ça, à 30 kilomètres de Beyneu, Ben tombe en panne sèche ! Les jerricans sont tous vides… Edouard est celui à qui il reste le plus d’essence, alors c’est lui qui part à la rescousse des deux GS et qui va nous chercher le précieux liquide pour finir ces 30 maudits derniers kilomètres !

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Il n’y a vraiment rien à Beyneu, quelques restaurants, un super marché… Nous devons passer notre dimanche ici en attendant que notre visa Ouzbek prenne effet le lendemain.

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En fin de journée nous voyons arriver un autre allemand, c’est Martin, lui aussi il passe la frontière demain, nous mangeons ensemble et profitons de notre dernière soirée Kazakh !

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Enfin ! Aujourd'hui nous pouvons rentrer en Ouzbékistan. Après une dizaine de jours à poireauter, nous attaquons la route qui y mène. Du moins si on peut appeler ça une route… En effet, les 85 kilomètres avant la frontière sont vraiment très mauvais, nous avons d’ailleurs meilleurs temps de prendre la piste qui longe la route ! Ça secoue beaucoup moins !

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C’est la première fois que nous sommes aussi contents d’arriver à la frontière et de couper les moteurs. Nous y retrouvons Martin qui est parti plus tôt ce matin, il est bloqué car il lui manque un papier ! Les douanes Kazakhs à sont entré dans le pays ont oublié de le lui donner, du coup ils ne veulent plus le laisser sortir ! C'est infernal ! Quant à nous ça va vite, il nous faut un quart d’heure, trente minutes pour sortir. Nous lui souhaitons bonne chance pour se dépatouiller avec cette histoire et nous continuons avec l’espoir qu’il finisse par passé la frontière, nous ne savons pas quoi faire pour l’aider… Arrivé du coté Ouzbek ça se passe bien, en tout cas bien mieux que tout ce que l’on a pu entendre ! En plus nous tombons sur un jeune douanier qui parle anglais et qui a envie de discuter ! Du coup l’atmosphère est relax, le remplissage des papiers est simple et personne ne nous demande de l’argent ! Nous n’avons pas besoin de démonter tous les bagages, ils ont juste regardé en détail la trousse à médicaments… Ils ont bien rigolé quant Edouard à mimer le mal de ventre et tout ce qui s'en suit ! Nous quittons la douane à 12h30, ça y est nous sommes en Ouzbékistan ! De l’autre côté de la barrière, plein de gens nous sautent dessus pour changer de l’argent ou acheter de l’eau, il y a aussi deux containers dans lesquels vous pouvez souscrire à une assurance. Nous en prenons une, plus pour être tranquille en cas de contrôle de police que pour être assuré, nous ne pensons pas qu'ils nous rembourseront grand-chose en cas de pépin ! ^^ Nous reprenons la route qui paraît meilleure côté Ouzbek…

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C’était sans connaitre la suite ! Effectivement dans l’ensemble c’est mieux, il y a de grands tronçons très propres, mais on se fait vite surprendre par de gros nids-de-poule ou un peu de tôles ondulées… D’ailleurs, arrivés à Kungrad pour passer la nuit, nous remarquons une fuite d’huile au niveau des deux joints spy de la fourche à Mathilde… Aie Aie Aie ! Ce n’est pas très bon signe ! Nous essayons de nous rassurer en nous disant qu’entre la chaleur créé par le travail de la fourche, la chaleur extérieure et l’état de la route, l’huile est peut-être montée en température ou en pression et une petite quantité s’est échappée après une grosse secousse… Cependant le jour suivant ne va pas tellement confirmer ce que nous aurions aimé. L’huile continue de s’échapper, très très légèrement, c’est vraiment infime mais elle s’échappe. Bien sûr les joints spy ne font absolument pas partie de nos pièces de rechange et nous pensons fortement qu’il va être difficile d’en trouver en Ouzbékistan ! Malgré tout nous filons sur Khiva car là où nous sommes personne ne peut rien pour nous, il nous faut trouver un garage…